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Les signes d'alerte
En Suisse, le suicide est actuellement la première cause de décès des jeunes de 20 à 24 ans, la seconde chez les jeunes de 15 à 19 ans. Quant aux tentatives de suicide, plus de 10% des jeunes déclarent avoir déjà une fois essayé de se tuer. Enfin, environ un quart des jeunes disent avoir déjà eu des idées suicidaires.
Les signes avant-coureurs d’un suicide ou même les tentatives de suicide ne sont pas toujours faciles à déceler mais toujours complexes à comprendre pour les familles. Devant le drame d'une tentative de suicide, on se sent terriblement interpellé, troublé, impuissant. Comment être à l'écoute des jeunes pour éviter, dans la mesure du possible, le passage à l'acte? Comment comprendre ce qui pousse les jeunes à de tels actes, et percevoir les signes d'alerte?
Il n'existe bien sûr pas de raisons types ou de « symptômes » qui mènent nécessairement à une tentative. Ce qui doit alerter les proches, c'est surtout un brutal changement des habitudes du jeune et l'accumulation et la persistance de plusieurs signes comme :
- Une tentative de suicide ! ! ! Avoir déjà fait une tentative de suicide un jour est considéré comme le plus grand risque d’en faire une nouvelle. Il augmente jusqu’à 60 fois le risque d’une nouvelle tentative !
- L'expression claire d'envies suicidaires comme:
- je vais me suicider - je préférerai être mort(e) - je ne tiens plus à vivre - je veux en finir, je veux mourir, etc.
- Et les petites phrases dans le genre :
- De toutes façons je ne vous embêterai plus longtemps… - Je ne m'en sortirai jamais, mieux vaut tout arrêter… - Je vais partir pour un long voyage… - Dans quelques jours, vous n'aurez plus à vous en faire pour moi…
- Des lettres d'adieu, rédaction de testament.
- Distribution d'objets personnels précieux.
- Stockage de médicaments, disparition de médicaments de la pharmacie familiale, apparition d'arme(s) à feu, etc.
- L'isolement, le retrait, la diminution ou la disparition des contacts familiaux amicaux ou encore sociaux.
- Un désinvestissement brutal des activités scolaires (absentéisme, ne travaille plus du tout,…).
- Une hyperactivité dans certaines occupations pour éviter de penser à ses difficultés
- Difficultés de concentration et de mémoire, qui ont fortement augmenté dans les derniers temps et contrastent avec la manière de fonctionner habituelle.
- L'appauvrissement des activités, qui peuvent se limiter à fumer et à écouter sans arrêt la même musique, jeux vidéo en permanence. Souvent un repli permanent dans sa chambre.
- Un état dépressif, une incapacité à prendre du plaisir, une tristesse intense, désespoir
- Une faible estime de soi.
- Une forte anxiété, peurs, phobie temporaire (par exemple peur intense d’aller à l’école, de se retrouver avec les autres jeunes,…).
- La perturbation de l'appétit: manger trop ou au contraire pas assez.
- L'insomnie ou l'hypersomnie
- Du laisser aller dans l'hygiène et l'apparence physique.
- Des plaintes répétées, un manque d’énergie important et très différent de l’état habituel, ou au contraire des prises de risque excessives et un débordement d’énergie presque incontrôlé.
- Augmentation de la consommation d’alcool, avec des amis ou seul(e)
- Augmentation de la consommation de drogues (cannabis ou drogues dures)
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